Je devrais me méfier. J’ai déjà trop pris la confiance alors que je ne suis même pas encore titularisé. Si tout va bien, je pourrais me foutre de mon nouveau travail dans quelques jours. En attendant, je suis suffisamment rôdé aux parcours de formation, pour savoir que je n’en ai pas assez fait pour être tranquille. La nonchalance n’est pas exactement l’attitude attendue en période d’essai. Cela ne m’empêche pas d’avoir l’enthousiasme et le dynamisme d’une huître depuis quelques temps.
On verra bien demain. C’est ce que je me dis quand j’en ai marre de me prendre la tête, le soir venu avant de m’endormir. Avant cela, je fais preuve d’une grande clairvoyance pour faire mon autocritique. Puis, je me réfugie dans le moelleux de mon oreiller pour oublier toutes ces futilités et penser au vrai sujet de fond : Je n’ai pas de copine, cela fait beaucoup trop longtemps et je n’en peux plus ! Le problème est là et pas ailleurs. Comment voulez-vous être de bonne humeur si personne ne vous suce le matin ?
Je serais tellement plus heureux et épanoui si chaque journée commençait par une petite… preuve d’amour. Dans ces conditions, il me serait plus facile de partir travailler, l’air guilleret en sifflotant La Ritournelle. Cette façon d'idéaliser la vie de couple prouve d'ailleurs, s'il en était besoin, que je suis vraiment en manque... d'affection. A tel point que cet article, prévu au départ sur mon implication professionnelle plus que légère, glisse dangereusement vers un lourd constat d’échec de ma vie sentimentale.
Ainsi, pour revenir au thème initial, j’attends avec impatience la nouvelle année. Je serais confirmé dans mes nouvelles
fonctions, ce qui me permettra de chercher un nouvel appartement qui, contrairement à l’actuel, sera un petit nid douillet… Idéal pour recevoir l’oisillon tant attendu. Décidemment, il n’y rien à
faire, c'est toujours le même refrain.
A+
Qu’est-ce qui a changé dans ma vie depuis tout ce temps ? Pas grand-chose à part que j’écris en fumant un joint. J’ai craqué depuis que j’ai retrouvé un travail. C’est
tellement bon de fumer un petit joint après une grosse journée de travail. Rien de tel pour être encore plus fatigué le lendemain matin.
Toujours à la recherche de nouvelles expériences, je ne serais pas contre l’idée de me mélanger avec tout ce que je déteste. Cela paraît étrange, dit comme ça, mais autant se fier à son
propre jugement plutôt que de se laisser envahir par les idées reçues. Concrètement, j’hésite à passer mon prochain week-end dans une banlieue pourrie de la Seine Saint Denis, La Courneuve, afin
de savoir si un autre monde est possible.
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